François Villais

D’Avignon, en cette nuit du 7 mars

Article publié le 10 mars 2017

Pour citer cet article : François Villais , « D’Avignon, en cette nuit du 7 mars  », Rhuthmos, 10 mars 2017 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article1958
Enregistrer au format PDF Version imprimable de cet article Version imprimable envoyer l'article par mail envoyer par mail

D’Avignon, en cette nuit du 7 mars


Cher ****


De nouvelles rêveries m’ont porté vers le cœur de mes structures
Lorsqu’on s’y projette, on s’y trouve enveloppé du textile qui abrite mais n’enferme
Ni toiles, ni filets, ce sont des jerseys lâches, des tulles diaphanes
Des interfaces sensibles, qui au vent s’emplissent et se plissent, et qui bruissent aux flux, et qui vibrent à la terre
Des mailles qui distillent les rosées, percolent des alcools, infusent la nuit, pénètrent le jour
Et qui pourtant, sont, au temps, résistants
Des parois diffuses
Qui diffusent, de l’intérieur dense vers l’extérieur expanse
Et emmène, promène le regard de « l’habitant »
Puis, à l’invite, la visite
Nef qui conduit le sommeil, puis l’éveil : de l’arrivée l’énigme
Écrans poreux, qui diffusent aussi, du vaste dehors vers l’intime dedans
Tous les vents du lieu, tous les messages d’Alizés ; toutes les chaleurs, toutes les odeurs, toutes les vapeurs
« L’habitant » est dans tous ses sens, en tous sens
A distance du monde, l’abri lévite ; il anti-gravite
Machine réflexive : captation exploratoire, captation sensorielle
L’on y aspire le lieu, l’on expire son être
Monument éphémère du jouir
Qui retient du paysage, l’hommage
Mais le jour blesse, la rêverie, qui cesse
À une prochaine nuit, mon ami


F


PS : L’esprit nouveau est à chercher du côté des dispositions sensibles qui rendent l’homme capable de guetter, de capter les signaux singuliers de l’existence, aussi soudainement interrompus qu’émis.

Marguerite Bonnet, présentation de « l’esprit nouveau »,

in André Breton, Œuvres complètes, Paris,

Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1988.


Si je substitue « installations » à « dispositions », je me trouve de plain-pied dans mes univers.



Jeté de dessin FV, l’âme du fond CI

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP