C. Maitte & D.Terrier (dir.), Les temps du travail. Normes, pratiques, évolutions (XIVe-XIXe siècle)

Article publié le 8 juillet 2014

Pour citer cet article : , « C. Maitte & D.Terrier (dir.), Les temps du travail. Normes, pratiques, évolutions (XIVe-XIXe siècle)  », Rhuthmos, 8 juillet 2014 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article1269
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C. Maitte & D.Terrier (dir.), Les temps du travail. Normes, pratiques, évolutions (XIVe-XIXe siècle), Rennes, PUR, 2014, 493 p.

- La réduction de la durée du travail depuis un siècle et demi dans le monde occidental est patente. Mais elle recouvre une réalité-mosaïque fort difficile à circonscrire et qui ne préjuge en rien de l’avenir : l’exacerbation de la concurrence à l’échelle internationale et la mainmise de la finance sur l’économie réelle remettent aujourd’hui en cause ce qui semblait acquis.


Économistes et sociologues ont multiplié les études à ce sujet. Rares sont cependant les historiens qui leur ont emboîté le pas. On s’accorde néanmoins à considérer que le temps passé au travail augmente dès la fin du Moyen Âge, puis s’amplifie considérablement au XVIIIe siècle pour culminer vers 1840. Ce mouvement qualifié de « révolution industrieuse » reposerait sur le désir des travailleurs d’accéder au monde de la consommation. D’inspiration libérale, cette proposition souffre toutefois de la rareté des études empiriques, exception faite pour l’Angleterre.


Qu’il s’agisse de l’intensité de l’effort productif ou du temps passé au travail, les études de cas réunies ici multiplient donc les jeux d’échelles et les types d’activités. Elles mettent en évidence la non-linéarité des processus, la porosité des frontières culturelles et la diversité des motivations. Expression d’un rapport de force entre ceux qui vendent leur temps et ceux qui l’achètent, normes et pratiques liées au temps de travail sont révélatrices du fonctionnement complexe des sociétés.


Sommaire :

- Fêtes, éducation, temps de travail

- Durées et rythmes de travail : les chantiers

- Durées et rythmes de travail : champs, mines, ateliers

- Intensifier l’effort productif

- La révolution industrieuse, un pis-aller ?

- Participants : Francesco Ammannati, Alain Becchia, Philippe Bernardi, Alain Cabantous, Andrea Caracausi, Anne Conchon, Yannick Fonteneau, Patrick Fridenson, Mario Garcia-Zuniga, Jean-Yves Grenier, Samuel Guicheteau, Thijs Lambrecht, Luca Mocarelli, Corine Maitte, Vincent Millot, Elise van Nederveen Meerkerk, Allan Potofsky, Leonard Rosenband, Julien Saint Roman, Ariadne Schmidt, Didier Terrier, Manuel Vaquero Piñeiro, Raffaello Vergani, Michèle Virol, Beatrice Zucca

- Corine Maitte est professeure d’histoire moderne à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée. Didier Terrier est professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’université de Valenciennes. Leurs travaux portent sur l’organisation du travail et de la production en Europe (XVIe-XIXe siècles).

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