Rhuthmos

HISTOIRE – ANTHROPOLOGIE – Journée d’études : « Les voies de l’efficacité sonore : chants, musiques et action rituelle » – Université de Toulouse – Toulouse – 20 mai 2016

Article publié le 23 mai 2016

Pour citer cet article : Rhuthmos , « HISTOIRE – ANTHROPOLOGIE – Journée d’études : « Les voies de l’efficacité sonore : chants, musiques et action rituelle » – Université de Toulouse – Toulouse – 20 mai 2016  », Rhuthmos, 23 mai 2016 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article1810
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Leçon de musique. Hydrie attique à figures rouges, v. 510 av. J.-C., Staatliche Antikensammlungen (Inv. 2421).


Journée d’étude

Les voies de l’efficacité sonore : chants, musiques et action rituelle

20 Mai 2016 –Toulouse, Université de Toulouse


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Programme

Au début du Ve s. avant notre ère, le poète Pindare, qui célèbre la victoire des vainqueurs lors des concours organisés dans les grands sanctuaires grecs, se vante d’être parvenu à « accorder convenablement la lyre à la voix bigarrée, le son des flûtes et le frappé des vers ». Cette réussite harmonieuse, mise au service de l’athlète, vise à procurer du plaisir aux dieux, lors d’une performance qui s’inscrit dans un cadre ritualisé.


La dimension sonore (chants, musique, paroles psalmodiées ou énoncées d’une façon particulière) des rituels a fait l’objet de nombreuses études en anthropologie et en histoire ancienne, mais la citation de Pindare attire l’attention sur l’articulation entre les différents registres. Comment trouver le « bon arrangement » pour communiquer avec les puissances invisibles et quelle part y prennent le rythme et l’intensité du son par rapport, par exemple, au contenu sémantique des chants que les fidèles adressent à de telles puissances ? Quelles règles régissent la dimension sonore du rituel ? Y a-t-il des sons qui sont prescrits, autorisé, interdits ? En quoi l’ensemble qu’ils forment – qu’il soit jugé harmonieux ou cacophonique, symphonique ou dissonant – contribue-t-il à l’efficacité recherchée ? Dans quelle mesure le timbre de la voix, ses qualités vibratoires ou sa tessiture, son inscription corporelle ou encore l’instrument qui l’accompagne participent-ils à produire l’effet visé ? De telles questions permettent de réfléchir à la construction de la norme rituelle, aux écarts éventuels avec les pratiques musicales et vocales ordinaires. Cela implique de porter attention à la manière dont s’organise la séquence rituelle, avec toutes les variations qu’elle peut générer : cris, chants, musique, bruits, silence, énonciation singulière (à mi-voix, rapide, scandée, etc.) de certaines paroles, sont combinés suivant un arrangement plus ou moins maîtrisé. C’est dans un dialogue entre anthropologues et Antiquisants que nous espérons trouver des éléments de réponse.

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