Rhuthmos

PHILOSOPHIE – Une thèse par Benjamin Fernandez : Le Temps du monde – Université Panthéon-Sorbonne – 2011

Article publié le 2 juin 2013

Pour citer cet article : Rhuthmos , « PHILOSOPHIE – Une thèse par Benjamin Fernandez : Le Temps du monde – Université Panthéon-Sorbonne – 2011  », Rhuthmos, 2 juin 2013 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article898
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B. Fernandez, Le temps du monde : critique de la chronostratégie planétaire à l’âge de la mondialisation, thèse sous la direction de Denis Duclos, Université Panthéon-Sorbonne, Paris, 2011, 491 p.

- Ce travail propose une réflexion sur le temps du monde. C’est-à-dire sur le temps phénoménologique qui constitue l’entrelacs de la conscience et du monde, et sur la temporalité mondiale qui se met en place dans le processus de mondialisation – la structuration politique du monde contemporain au service de l’économie mondiale de marché. Le temps du monde, celui de l’altérité, du devenir imprédictible, l’étoffe de l’existence propre et collective, est aujourd’hui en péril alors que nous sommes sommés de nous adapter au temps mondial. Notre hypothèse est que le processus de mondialisation à travers lequel notre époque se pense repose essentiellement sur la construction planétaire d ’une temporalité hégémonique qui s ’exerce comme mobilisation et synchronisation des corps et des consciences, au service de la croissance perpétuelle de l’ économie technolibérale. Sa nouveauté est que, légitimé par les discours de la postmodernité et appuyé sur un dispositif industriel mondial, il met en échec le projet d ’émancipation des individus et des sociétés dans l ’histoire ouvert par la modernité des Lumières. Nous explorons enfin les voies épistémologiques, éthiques et politiques d’une ré appropriation du temps au service d’une réactivation de l’autonomie, c’est-à-dire de la modernité, ferment d’une nouvelle phase de subjectivation démocratique et d’une mondialité encore à construire. Celle-ci nécessite de créer les conditions d’un passage d’une masse synchronisée autour des dispositifs chronostratégiques à un collectif d’intelligences critiques et créatrices, cultivé par des citoyens autonomes, imprévisibles, engagés dans la défense de milieux, c’est-à-dire d’espace-temps singuliers et conviviaux - de notre monde.

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