Rhuthmos

PHILOSOPHIE – Appel à communications pour une Journée d’études « Rythmanalyse(s) IV : Les rythmes du vivant » – Lyon – 20 mars 2014

Article publié le 7 décembre 2013

Pour citer cet article : Rhuthmos , « PHILOSOPHIE – Appel à communications pour une Journée d’études « Rythmanalyse(s) IV : Les rythmes du vivant » – Lyon – 20 mars 2014  », Rhuthmos, 7 décembre 2013 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article1051
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APPEL À COMMUNICATIONS


Journées d’études RYTHMANALYSE(S) - IV

« Les rythmes du vivant »

Sous la direction de Julien LAMY et de Jean-Jacques WUNENBURGER


Jeudi 20 mars 2014

Institut de Recherches Philosophiques de Lyon (IRPhiL)

Université Jean Moulin – Lyon 3


« L’être est rythmique. »

G. Bachelard


Argumentaire : La notion de rythme a occupé une place de plus en plus importante au sein des sciences de la nature et des sciences de l’homme tout au long du 20e siècle, au point de constituer un cadre de référence pour penser le devenir et les transformations des phénomènes les plus divers. De la physique des phénomènes vibratoires à la dynamique des systèmes non linéaires, de la chronobiologie et à la chronopharmacologie, en passant par la psychologie, la sociologie, l’architecture, la géographie ou encore l’esthétique, tout particulièrement la musique et la danse, le paradigme rythmologique semble une figure incontournable de la réflexion contemporaine, dont témoignent encore les préoccupations les plus récentes sur les phénomènes de désynchronisation, l’« anarchie » temporelle et la vitesse débridée des sociétés contemporaines. Cependant, la dissémination de la notion de rythme et son inscription dans divers champs de recherches ne signifient pas pour autant l’intelligibilité de la spatio-temporalité et des phénomènes rythmiques. C’est pourquoi il semble nécessaire de reprendre la question du rythme en convoquant données de terrain et spéculation philosophique, théories et pratiques, en entrecroisant disciplines et méthodes, afin de s’affronter à l’élucidation de la complexité de sa nature et de ses fonctions – malgré son caractère mobile, plastique voire insaisissable – et sans succomber à la tentation de la réduire par une définition abstraite ou une explication monovalente.


C’est le sens de la référence de ces rencontres sur le rythme et la temporalité rythmique à la notion de « rythmanalyse », proposée par Bachelard dès sa réflexion sur le temps dans La dialectique de la durée (1936). Nous pouvons en effet trouver chez Bachelard l’intuition d’une rythmique généralisée dont on peut repartir et s’inspirer – tout en allant au-delà – pour retravailler la question rythmologique. Car Bachelard nous propose de repenser les oppositions classiques de l’être et du devenir, de l’ordre et du désordre, de la forme et de la métamorphose, ainsi que l’alternative entre le repos et l’action ou encore la dualité des évènements et des durées. Cette orientation philosophique générale se fonde sur l’idée de la pluralité et de la multiplicité temporelles. En lieu et place d’un temps unique qui ferait durer les phénomènes de la même façon, il faudrait s’attacher selon Bachelard à ressaisir les divers plans des phénomènes temporels et envisager toute chose dans l’axe de sa temporalité propre. En insistant sur la multiplicité des durées, on engage par ailleurs un changement de perspective pour l’étude même des phénomènes, dans la mesure où il importe alors de tenir compte non seulement des rythmes propres à chaque phénomène, mais aussi de la corrélation, de l’harmonisation ou de l’orchestration réciproque des différents rythmes. La notion de rythme se présente ainsi comme une condition de l’intelligibilité des phénomènes dynamiques complexes, en déterminant un modèle permettant de concilier dynamisme et régularité, mouvement et organisation, devenir de transformation et permanence des formes.


C’est dans le cadre de cette enquête en direction de l’intelligence des phénomènes dynamiques et temporels complexes, qu’ils soient naturels ou humains, individuels ou collectifs, que s’inscrivent les rencontres du séminaire Rythmanalyse(s), dont l’ambition générale est in fine de dégager des critères pour évaluer la pertinence et les enjeux du paradigme rythmologique tel qu’il intervient aujourd’hui dans différents champs disciplinaires et à propos de divers objets, par une confrontation avec les recherches, les résultats et les problèmes les plus récents auxquels s’affrontent les différentes disciplines qui se trouvent concernées par le rythme.


À la suite des trois premières rencontres ayant eu lieues en 2011, 2012 et 2013, la dernière journée d’études Rythmanalyse(s) - IV, prévue le jeudi 20 mars 2014 sur le thème « LES RYTHMES DU VIVANT », se propose d’explorer le champ des sciences biologiques, pharmacologiques et médicales, afin de déterminer la fonction et la valeur du concept de rythme dans ces domaines du savoir concernant le vivant, ainsi que son incidence sur les pratiques biomédicales. Parmi les intervenants envisagés, une attention particulière sera accordée aux chercheurs en sciences biologiques et médicales du pôle lyonnais.


Appel à communications : Les propositions de communication, comportant l’intitulé et un résumé de l’intervention (250 mots), ainsi qu’une mention de l’affiliation institutionnelle, doivent être adressées aux organisateurs avant le 6 janvier 2013 dernier délai, à l’adresse suivant : julien.lamy@yahoo.fr .


Une réponse sera adressée par courriel à partir du 15 janvier 2014.

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