S. Martin, Voix et Relation. Une poétique de l’art littéraire où tout se rattache

Article publié le 25 juin 2017

Pour citer cet article : , « S. Martin, Voix et Relation. Une poétique de l’art littéraire où tout se rattache  », Rhuthmos, 25 juin 2017 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article2030
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S. Martin, Voix et Relation. Une poétique de l’art littéraire où tout se rattache, Paris, Editions Marie Delarbre, 2017, 353 p.



- Cet essai tente une traversée des notions souvent conjointes aux problématiques contemporaines de la voix  : du rythme au style, de l’éloquence à la performance, du ton au phrasé. Après un parcours critique ayant permis de tester quelques-uns des opérateurs conceptuels dans les recherches en cours pour en saisir les saillances, une seconde traversée prend appui sur des œuvres littéraires contemporaines diverses. En ayant tenté de rapprocher les deux notions, voix et relation, dans leur efficace conceptuelle réciproque, au plus près des fonctionnements en discours, le parcours avec les œuvres suit une démarche spiralaire, afin de poursuivre l’hypothèse d’une imbrication progressive des deux notions, pour une poétique des œuvres inventant une relation critique comme relation de voix.


L’essai viserait un réglage de l’écoute des voix avec l’inquiétude qu’introduit toujours l’œuvre littéraire quand elle n’est pas rendue atone. Le théâtre de voix du poème de chaque œuvre permettrait de retrouver la force du langage, non sous la férule d’une vérité du sens ou d’une rhétorisation des manières de dire, mais comme recherche d’un emmêlement démocratique voire amoureux des voix et d’une augmentation de l’écoute des altérités. La relation, comme histoire d’une voix pleine de voix, associerait l’intime et le commun en évitant aussi bien le lyrisme désenchanté voire ironique que l’héroïsme rédimé par un objectivisme testimonial ou infra-ordinaire. L’essai aurait donc visé l’interaction la plus forte possible entre voix et relation, là où le continu du poétique, du politique et de l’éthique (re)commence, là où une poétique de la relation s’invente, là où la vie rime avec la voix.



- Serge Martin est professeur de littérature contemporaine de langue française à l’Université Sorbonne nouvelle Paris 3. Membre du DILTEC (Didactique des langues, des textes et des cultures) et associé à THALIM (CNRS, Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité, XIXe-XXIe), il dirige des travaux de recherche associant l’attention à la force qui continue les œuvres littéraires et artistiques dans les expériences qui les réénoncent, et la critique comme écoute où poétique et théorie du langage se construisent pour penser les relations de voix. Il cherche avec d’autres à penser la pluralité des essais de voix. Il a initié plusieurs colloques ou numéro de revue autour des œuvres de Ghérasim Luca, Henri Meschonnic, John Dewey… Il est poète sous le nom de Serge Ritman et anime la revue Résonance générale ; il est membre du comité d’entretien de la revue Triages.

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