Sophie Klimis

Affects, finalités et significations imaginaires : construire/configurer un eidos du social-historique selon Castoriadis

Article publié le 22 septembre 2013

Pour citer cet article : Sophie Klimis , « Affects, finalités et significations imaginaires : construire/configurer un eidos du social-historique selon Castoriadis  », Rhuthmos, 22 septembre 2013 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article986
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Ce texte a déjà paru dans R. Gely et L. Van Eynde (éd.) Affectivité, imaginaire et Création Sociale, Bruxelles, Publications de l’université Saint-Louis, 2010, p. 13-42. Nous remercions Sophie Klimis de nous avoir autorisé à le reproduire ici.


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Dans le cadre de cette communication, je souhaiterais déchiffrer le choix de la parataxe « affectivité, imaginaire, création sociale », comme une invitation à interroger les différentes manières dont il est possible d’articuler les éléments ainsi énumérés, et donc de les configurer selon un certain type d’unité. Il est en effet frappant de constater la difficulté à organiser cette configuration en respectant son caractère tripartite, sans surdéterminer un terme comme principe organisateur, et donc sans infléchir l’ensemble de la configuration dans sa direction. Dès lors, il m’a semblé que la caractérisation du social-historique par Castoriadis comme étant un processus de création et de destruction d’eidè – c’est-à-dire de formes entendues comme unités dynamiques – qui articulent des significations imaginaires, des représentations, des institutions, des intentions et des affects, pouvait fournir un cadre de recherche fécond. Dans un premier temps, je vais brièvement présenter la spécificité du social-historique comme mode d’être. Dans un second temps, j’étudierai un cas particulier de création social- historique, en m’attachant à dégager l’eidos du capitalisme, tel que Castoriadis le présente dans différents textes. Enfin, à partir de l’eidos de la création social-historique grecque, j’esquisserai quelques propositions pour réactiver aujourd’hui ce que Castoriadis avait nommé le projet d’autonomie individuelle et collective.

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