J. Lamy, Le pluralisme cohérent de la philosophie de Gaston Bachelard

Article publié le 12 juillet 2018

Pour citer cet article : , « J. Lamy, Le pluralisme cohérent de la philosophie de Gaston Bachelard  », Rhuthmos, 12 juillet 2018 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article2242
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J. Lamy, Le pluralisme cohérent de la philosophie de Gaston Bachelard, Lyon, 2014, 592 p.


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Thèse de doctorat en philosophie présentée le 14 octobre 2014 — ED 487 « Philosophie : Histoire, représentation, création » — Université de Lyon III – Jean Moulin — Sous la direction de Monsieur le Professeur Jean-Jacques Wunenburger.


Nous soutenons la thèse selon laquelle il existe une philosophie de Bachelard, et que l’on peut qualifier cette philosophie complète de pluralisme cohérent, dont les enjeux sont à la fois théoriques et pratiques. Il s’agit d’affirmer que l’œuvre bachelardienne est porteuse d’une philosophie globale, qui excède sa spécialisation en épistémologie et en poétique, mais surtout qu’elle possède une dimension ontologique et une puissance spéculative, en sorte que la figure de Bachelard mériterait d’être reconnue comme ayant légitimement sa place dans le panthéon des philosophes majeurs de la philosophie française du XXe siècle, aux côtés de Bergson, Sartre, Merleau-Ponty, Deleuze ou encore Simondon. Cette prétention pourrait sembler excessive, mais il ne s’agit pas d’affirmer, en prenant un ton grand seigneur, que Bachelard est le penseur français le plus important du XXe siècle, dont on n’aurait pas encore aperçu la fécondité, ou le caractère inévitable, pour résoudre les problèmes philosophiques traditionnels ou actuels. Une telle assertion serait probablement fausse, et si l’on voulait s’engager dans cette voie, il faudrait déterminer par une enquête historique, sociologique et conceptuelle quels sont les critères qui permettent de juger de l’importance d’une œuvre (en fait ou en droit), en précisant les conditions sous lesquelles un philosophe est reconnu ou non comme une figure majeure à une époque donnée. Un tel problème nous éloignerait de notre objet propre, qui est l’interprétation d’ensemble de l’œuvre de Bachelard, et la reconstruction de la philosophie pluraliste qui lui est inhérente. [...]

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