Rhuthmos

Le N° 30 de PLASTIR, la revue transdisciplinaire de Plasticité humaine, vient de paraître

Article publié le 27 mars 2013

Pour citer cet article : Rhuthmos , « Le N° 30 de PLASTIR, la revue transdisciplinaire de Plasticité humaine, vient de paraître  », Rhuthmos, 27 mars 2013 [en ligne]. http://rhuthmos.eu/spip.php?article847
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Plastir, mot introduit dans la langue française au XIXe siècle et intrinsèquement lié à la plasticité (ou plassein) depuis l’antiquité grecque, signifie façonner, modeler, épouser la forme ou l’accoucher, la donner. Ce sera le nom de notre nouvelle revue qui symbolise les différents attributs de la plasticité. Celle-ci revêt en effet un sens immédiat – trompeur, galvaudé, ambigu –, celui d’élasticité molle, de passivité, et un sens dynamique caché ou substitué. Ce sens est en réalité seulement voilé, pris dans de fausses évidences, méconnu du fait même de son universalité. Il s’agit du caractère foncièrement bijectif de l’acte plastique qui ne se contente pas de subir la forme, participe de la genèse et l’irruption définitive de l’œuvre. Il s’agit de l’incarnation de cette dialectique qui se délivre de son enveloppe esthétique pour atteindre une nouvelle sémantique. Il s’agit encore de l’intelligibilité du monde, qui, du déroulement de l’espace-temps à la biodiversité du vivant, décline le mythe d’Epiméthée ou la plasticité humaine.


La revue PLASTIR, qui couvrira notamment le champ épistémologique, les arts, les sciences et la philosophie a donc pour ambition à la fois de constituer un fonds de recherche Plasticités Sciences Arts (PSA) qui sera régulièrement enrichi par les écrits et travaux de nos membres ou invités, mais également de faire peu à peu reconnaître le concept de plasticité. En effet, un trait commun aux nombreux auteurs utilisant le terme de plasticité est leur assignation purement métaphorique, ou au contraire spécifique, contextuelle et générique, mais sans réelle interrogation sur le concept manié, à savoir s’il s’agit d’une propriété purement systémique ou fondatrice. Or, nous suggérons fortement que la seconde acception, qui signifie que la plasticité n’est pas une fonction isolée, mais traduit l’inscription d’un processus actif, est la bonne, car c’est la seule qui réponde à la fois de l’intelligence des formes et du dépassement des contradictoires. Elle conduit non seulement à réévaluer le contenu – ce que le terme sous-tend comme processus – mais le contenant, le signifié de la forme, la métaplasticité du sujet, de la conscience humaine et l’attitude que cela engendre dans la société d’aujourd’hui.


Numéro 30 – mars 2013



- Entre l’œuvre et le cerveau. Penser autrement la plasticité de l’art par Florian GAITE

- Unité psychophysique, synchronicité et théorie quantique par Pierre UZAN

- De la plasticité de la langue à la plasticité dans la langue par Jean-Pierre DESTHUILLIERS

- Ingenium transdisciplinaire par Bernard CARMONA

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