Philosophie

Dernier ajout : 27 mai.


En philosophie, la question du rythme a été débattue dès la fin du XIXe siècle.
En France, bien que déjà abordée plusieurs fois par Bergson depuis l’Essai sur les données immédiates de la conscience, 1889, elle connaît son heure de gloire dans les années de l’entre-deux-guerres, lors des débats opposant celui-ci à Bachelard : L’Intuition de l’instant, 1931 et La Dialectique de la durée, 1932.
Au Royaume-Uni, l’œuvre de Whitehead apporte au cours des mêmes années une forte contribution au débat : Procès et Réalité, 1929.
En Allemagne, la question du rythme est affrontée, sur des bases totalement différentes, par G. Simmel, Philosophie de l’argent, 1900, et les tenants de la Lebensphilosophie : R. Steiner, Rhythmen im Kosmos und im Menschenwesen (1925), 1992 et L. Klages, La Nature du rythme, (1922) 1934.
Dans la deuxième moitié du siècle, le rythme est beaucoup moins présent. Il apparaît, sans être thématisé, dans les travaux de G. Simondon puis réémerge un bref moment sur le devant de la scène philosophique, à la fin des années 1970. Six auteurs sont ici à citer : M. Foucault, Surveiller et Punir, 1975 ; M. Serres, La Naissance de la physique dans le texte de Lucrèce, 1977 ; G. Deleuze et F. Guattari, Mille plateaux,1980 ; G. Deleuze, L’Image-mouvement, 1983 et L’Image-temps, 1985 ; H. Maldiney avec nombre de ses écrits sur l’art depuis « L’esthétique des rythmes », 1968.
Plus récemment ont paru les travaux de Jacques Garelli, Rythmes et Mondes, 1991, Pierre Sauvanet, Le Rythme et la Raison, 2000, Pascal Michon, Rythmes, pouvoir, mondialisation, 2005 ; Les Rythmes du politique, 2007 ; Fragments d’inconnu, 2010 et Henri Van Lier, Anthropogénie, 2010.



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